Dieu le Père ne peut être surpris. Rien dans la création ne peut Lui révéler ce qu'Il ne savait déjà. Aucune décision humaine, aucun acte de loyauté, aucune trahison, aucune victoire ne peut accroître Sa connaissance. Le monde n'est pas une expérience menée au profit d'un Dieu ignorant.
Le Logos entretient une relation très différente avec ce qui se passe au sein de la création.
Sa joie ne provient pas de l'apprentissage, mais de la découverte de ce qu'Il désirait découvrir.
Dans le christianisme traditionnel, Satan est souvent dépeint comme l'ennemi avant tout de Dieu : un rebelle cosmique dont la haine de l'humanité n'est qu'un prolongement d'une guerre plus profonde contre le Créateur. Pourtant, cette image familière est bien plus claire dans l'imaginaire chrétien postérieur que dans les Écritures elles-mêmes. À la lecture littérale des textes bibliques, il est certain que Satan désobéit à Dieu, conteste ses jugements et agit à l'encontre de ses desseins. Mais les véritables cibles de son hostilité sont invariablement les êtres humains.
L'une des idées reçues les plus tenaces du christianisme populaire est que Satan est un être intellectuel comparable à l'esprit humain, mais infiniment plus rusé et plus maléfique. Des traditions entières se sont construites sur cette image. On parle de pactes avec Satan, de négociations avec lui, de tentatives pour le duper ou de duels d'intelligence. La littérature, le folklore et la culture moderne ont renforcé cette image au point qu'elle est devenue presque une évidence pour de nombreux croyants.
Parmi les paroles les plus précieuses prononcées par Jésus, il y a celles-ci :
« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
Ces paroles sont au cœur même de la foi chrétienne. Elles soulèvent cependant une question essentielle : que signifie le fait que le Christ soit « le Chemin » ?
Toute théologie doit répondre à une question fondamentale : lorsque l’Écriture dit : « Dieu a dit », quelle voix entendons-nous réellement ? Est-ce le Père qui parle directement ? Est-ce le Fils ? Ou bien la révélation elle-même emploie-t-elle une forme littéraire par laquelle la vérité divine est communiquée ?
L'une des questions les plus mal comprises en matière de religion concerne le but du culte divin. Nombreux sont ceux qui supposent que le culte est une exigence divine, comme si le Créateur avait façonné l'humanité pour recevoir des louanges. Cette idée amène les critiques à poser une question bien connue : pourquoi un Dieu parfait et autosuffisant aurait-il besoin de la validation de Ses propres créatures ?
Cette question découle d'une conception erronée de la nature du culte.
Explication du shirk. Qu'est-ce que le shirk ? Associer Dieu à des partenaires. Où est le problème ? Est-ce un problème pour Dieu ou pour l'homme ? Pour l'homme. Une idole fabriquée par l'homme est sans effet. L'idole est en réalité celui qui veut s'associer à Dieu. Si Dieu est si en colère, ce n'est pas parce qu'il est blessé, mais parce que c'est une faiblesse pour l'homme de se placer sous sa propre tutelle. Comme l'idole n'a ni jambes ni bras pour se soutenir elle-même, c'est une allégorie de l'incapacité de l'idole à se débrouiller seul sans Dieu.
Dieu est parfaitement juste. Le péché viole sa sainteté et sa loi. La justice exige une punition. Puisque les humains ne peuvent payer la peine, le Christ la porte à leur place. Sa mort satisfait la justice divine, permettant ainsi à Dieu de pardonner sans compromettre sa droiture.
Il est essentiel de bien comprendre une distinction importante lorsqu'on parle de confiance en Dieu, de prière, d'action humaine et de protection contre le mal. On peut prier Dieu pour obtenir de la nourriture, la sécurité, la guérison et être délivré du danger ; pourtant, cette prière n'exige pas de rester inactif, comme si la providence divine excluait l'usage du corps, de l'esprit et du monde créé. Au contraire, les moyens ordinaires par lesquels on obtient nourriture, sécurité et santé font partie intégrante de l'ordre par lequel Dieu agit.