Je crois en un seul Dieu, le Père,
source de tout être, au-delà de tout besoin et de tout changement,
dont la gloire ne saurait être accrue par aucune louange ni diminuée par aucun silence.
Je crois au Fils, le Verbe éternel,
qui siège sur le trône de Dieu et pourtant parle pour la gloire du Père.
Par Lui les mondes ont été créés,
et par Lui le cœur de la création apprend à appeler son Créateur « Père ».
Je crois qu’au Sinaï, Sa voix a tonné,
non pour se glorifier, mais pour protéger le nom du Père.
Ses commandements étaient l’amour exprimé dans le langage de la loi,
et Sa jalousie était le zèle d’une dévotion parfaite.
Je crois qu’Il s’est réjoui de la construction du Temple,
se réjouissant que la grandeur du Père soit manifestée sur la terre.
Lorsque ce temple fut profané, Sa douleur se changea en une juste colère,
car le culte dû au Père avait été vendu à des fins lucratives.
Je crois qu’en Jésus, le Verbe s’est fait chair
pour purifier cette souillure une fois pour toutes.
Son corps est devenu le temple véritable et incorruptible,
où chaque battement de cœur était une adoration,
chaque blessure une prière pour la gloire du Père.
Je crois que sur la croix, sa jalousie a atteint sa perfection :
Il s’est donné lui-même, non pour s’approprier l’amour en son nom,
mais pour ramener tout amour au Père dont il provient.
Dans sa résurrection, le temple a été rebâti dans la vie éternelle,
et sa paix est devenue la demeure de tous ceux qui croient.
Je crois qu’il règne maintenant auprès du Père,
non comme un rival, mais comme le Fils accompli dans un repos parfait.
Sa voix murmure encore à travers la création :
« Contemplez votre Dieu ; aimez-le de l’amour qui brûle en moi. »
Et je crois que partout où les cœurs se souviennent du Père avec une pure dévotion,
la jalousie du Fils se change en joie,
et la gloire de Dieu remplit le temple vivant de l’humanité.
Amen.